Mauvaise nouvelle ce week-end.

Le nombre des contrats CNE  serait en ralentissement sensible  à la suite de sa mise en cause  à l'occasion des manifestations concernant le CPE et d'un certain nombre de contentieux devant des tribunaux de première instance.

Or, lorsque j'étais étudiant en droit (il y a 30 ans)  les deux règles fondamentales du droit des affaires que l'on m'a apprises étaient les  impératifs de "rapidité " et de "sécurité".

L'impératif de "sécurité" concerne non seulement la sécurité des opérations juriques et comptables et des conditions de travail, mais aussi la sécurité de l'environnement législatif et réglementaire qui a sa source dans la stabilité des lois et réglements.

Maintenant si la rue, des responsables politiques  et certains magistrats  se liguent  pour créer un climat d'incertitude  sur le nature et la perennité de ce type de contrat de travail , les victimes prioritaires en seront  certainement les jeunes qui ne viendront pas augmenter les 420.000 emplois créés dans ce cadre nouveau, à défaut d'être novateur.

Quelqu'un a dit  "la guerre ce sont des gens qui se tuent et  qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais qui ne se tuent pas ".

De la même façon, la défense des droits  des salariés ne doit pas se traduire par des combats  menés par des gens bien au chaud  et qui se connaissent , au détriment de personnes au chômage et qu'ils ne connaissent pas.

Il faut privilégier la "guerre pour l'emploi" à la "guerre contre l'emploi".